Le jour d’une nouvelle arrivée, le scénario est souvent le même.
Le RH arrive avec le petit déjeuner, présente les équipes, l’entreprise, les informations utiles au nouvel arrivant… et mission accomplie.
Enfin, mission RH accomplie.
Sauf que, comme le dit le bon vieil adage : “seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.”
Et quand il s’agit de réussir l’intégration d’un collaborateur, c’est encore plus vrai.
Autrement dit : ce n’est pas un sujet qui devrait reposer uniquement sur les épaules des RH, mais bien un sujet collectif.
Parce que l’intégration d’un collaborateur n’est pas juste une étape administrative à cocher. C’est un moment clé.
L’intégration, ce moment où tout se joue
On parle souvent de l’onboarding comme d’un “parcours”.
En réalité, pour le nouvel arrivant, c’est surtout une succession de micro-signaux.
👉 Est-ce que quelqu’un m’attend ce matin ?
Et ce n’est pas anodin : 64% des collaborateurs disent se sentir stressé leur 1er jour
👉 Est-ce que je sais à qui poser mes questions ?
👉 Est-ce que je comprends ce qu’on attend de moi…et est-ce que j’ai les bonnes informations pour y répondre ?
Ces premières semaines conditionnent énormément la suite.
Et c’est précisément pour ça que l’intégration ne peut pas être portée par une seule personne.
Le RH, chef d’orchestre de l’intégration
Dans la majorité des entreprises, le RH est la première personne avec qui on échange.
Son rôle ? Donner le tempo.
Envoyer les informations clés avant l’arrivée (horaire, adresse, codes…), rassurer, permettre au nouvel arrivant de se projeter.
📌 Petit tips perso : proposer un planning de la première semaine est un vrai game changer. Rien de mieux que de pouvoir se projeter sur plusieurs jours sans avoir peur du fameux « qu’est-ce que je fais demain ? » dès le deuxième jour.
Mais un chef d’orchestre ne joue pas seul.
Son vrai rôle : coordonner. Prévenir les équipes, anticiper l’accueil, s’assurer que certains seront présents le matin pour partager un petit déjeuner et d’autres pour le déjeuner, que le manager est disponible et que des points d’étape sont planifiés dans les semaines qui suivent.
Bref le B.A.-BA, et pourquoi pas en prime, prévoir quelques échanges plus ou moins formels avec les équipes histoire de multiplier les occasions de faire connaissance.
Prévenir, c’est bien.
Prévoir, c’est ce qui fait la différence.
Le Manager, premier violon, celui qui donne le ton
Si le RH donne le tempo, le manager donne le ton.
C’est lui qui lead et accompagne, avec lui que le collaborateur va travailler, apprendre…
Son implication est donc décisive.
Et pourtant aujourd’hui seuls 20% des managers sont impliqués dans ce processus.
Un manager impliqué dans l’intégration, c’est quelqu’un qui prend le temps d’expliquer pourquoi le poste existe, pourquoi cette personne a été recrutée, comment elle va s’inscrire dans l’équipe et le projet.
C’est aussi lui qui peut nommer un buddy — à condition que ce rôle soit réellement incarné.
Un buddy, ce n’est pas juste “quelqu’un de sympa”.
C’est une vraie responsabilité, qui demande un minimum de cadre et de préparation de la part du manager.
Enfin, un manager impliqué, c’est quelqu’un qui est là. Pas uniquement le premier jour, entre deux réunions.
Les équipes : l’orchestre pour un onboarding tout en harmonie
On oublie souvent les équipes dans les processus d’intégration.
Pourtant, c’est avec elles que le nouveau collaborateur va passer le plus de temps a priori. Donc quoi de plus logique que de les faire participer.
Certains diront que l’intégration d’un nouveau collaborateur par les équipes doit se faire spontanément.
Le problème, c’est ce réflexe très humain : « quelqu’un d’autre va s’en occuper ». 👀
Inviter à déjeuner, expliquer un outil, donner les infos sur un projet… on pense que quelqu’un d’autre va forcément y penser.
Parfois oui. Souvent non.
Résultat : un collaborateur qui n’ose pas déranger, qui ne sait pas à qui demander, et qui se sent un peu transparent.
À l’inverse, quand les rôles sont un minimum clarifiés, quand chacun sait comment contribuer à l’accueil, l’intégration devient fluide. 👌
Pas rigide. Juste plus humaine.
🎼 Et ensuite, place à la spontanéité. Chacun joue sa partition, à sa manière.
Le dirigeant, la percussion qui fait toute la différence
🤝On sous-estime souvent le pouvoir d’une poignée de main. On pourrait croire que ce n’est qu’un détail.
Mais une poignée de main, quelques mots, un “bienvenue chez nous” sincère de la part d’un dirigeant… ça marque.
Pas besoin de grand discours ni de cérémonie solennelle.
Juste un moment simple qui dit : « Tu comptes. Tu n’es pas qu’un CV de plus. »
Ce type de geste participe énormément au sentiment d’appartenance. Et l’appartenance, c’est l’un des piliers de l’engagement.
Une intégration réussie, c’est une œuvre collective
L’intégration d’un collaborateur n’est pas un événement ponctuel et encore moins une simple checklist RH à cocher.
C’est une expérience qui se construit à plusieurs mains, sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.
Quand elle est bien pensée, elle accélère l’autonomie, renforce l’engagement, limite les départs précoces avec jusqu’à 82% de rétention des collaborateurs et donne envie de s’investir. ✨
Bref, elle pose les bases d’une collaboration saine et durable.
Si vous voulez qu’on vous aide à dessiner et mettre en place un véritable processus d’onboarding à plusieurs mains contactez-nous.



